Genèse
IntroductionGenèse 19
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Le soir, les deux messagers arrivèrent à Sodome. Loth, assis à la porte de la ville, se leva à leur rencontre et se prosterna.
Il leur dit : « Venez passer la nuit chez votre serviteur, lavez-vous les pieds, puis vous repartirez demain matin. » Ils répondirent d’abord qu’ils dormiraient sur la place.
Mais Loth insista tellement qu’ils entrèrent chez lui. Il leur prépara un repas avec des pains sans levain.
Avant qu’ils se couchent, les hommes de Sodome, jeunes et vieux, encerclèrent la maison.
Ils exigèrent que Loth fasse sortir ses visiteurs pour leur imposer des relations sexuelles.
Loth sortit vers eux en refermant soigneusement la porte derrière lui.
Il les supplia : « Mes frères, ne commettez pas ce mal ! »
Dans une logique d’honneur familial profondément marquée par son monde ancien, Loth proposa même ses deux filles à la foule pour protéger ses hôtes ; le récit rapporte cette proposition sans l’ériger en conduite exemplaire.
La foule refusa et se retourna contre Loth : « Cet étranger veut maintenant nous juger ! » Ils le menacèrent et s’avancèrent pour enfoncer la porte.
Les visiteurs tendirent alors la main, firent rentrer Loth dans la maison et fermèrent la porte.
Ils frappèrent les assaillants d’un aveuglement qui les empêcha de trouver l’entrée.
Puis ils dirent à Loth : « Qui as-tu encore dans cette ville ? Fais sortir tous les membres de ta famille.
Nous allons détruire cet endroit, car le cri contre ses habitants est immense devant le SEIGNEUR, qui nous a envoyés. »
Loth avertit ceux qui devaient épouser ses filles, mais ils crurent qu’il plaisantait.
À l’aube, les messagers pressèrent Loth : « Pars avec ta femme et tes deux filles, pour ne pas être emporté avec la faute de la ville. »
Comme il hésitait encore, ils saisirent sa main ainsi que celles de sa femme et de ses filles et les conduisirent hors de la ville, parce que le SEIGNEUR avait compassion de lui.
Une fois dehors, ils ordonnèrent : « Sauve ta vie ! Ne regarde pas derrière toi, ne t’arrête nulle part dans la plaine ; fuis vers la montagne. »
Loth répondit : « Non, Seigneur, je t’en prie !
Tu m’as déjà montré une immense bonté en me gardant en vie, mais je crains de ne pas atteindre la montagne avant d’être rattrapé par le malheur.
Regarde : cette petite ville est toute proche. Permets-moi de m’y réfugier, et ma vie sera sauvée. »
Il lui fut répondu : « J’accepte aussi cette demande ; je ne renverserai pas cette ville.
Dépêche-toi d’y aller, car je n’agirai pas avant ton arrivée. » La ville fut donc appelée Tsoar, « la petite ».
Le soleil se levait lorsque Loth entra dans Tsoar.
Alors le SEIGNEUR fit tomber sur Sodome et Gomorrhe un jugement de soufre et de feu venant du ciel.
Les villes de la plaine furent renversées avec leurs habitants et leur végétation.
La femme de Loth regarda en arrière et devint une colonne de sel.
Abraham se leva tôt et retourna à l’endroit où il s’était tenu devant le SEIGNEUR.
Il regarda vers Sodome, Gomorrhe et toute la plaine et vit monter une fumée comme celle d’une immense fournaise.
Lorsque Dieu détruisit les villes de la plaine, il se souvint d’Abraham et fit sortir Loth du milieu de la catastrophe.
Loth quitta ensuite Tsoar par peur et s’installa avec ses deux filles dans une grotte de la montagne.
L’aînée dit à sa sœur : « Notre père est vieux et nous ne voyons aucun homme avec qui fonder une descendance.
Faisons-lui boire du vin puis couchons avec lui afin de préserver la lignée de notre père. »
Elles enivrèrent donc leur père. Cette nuit-là, l’aînée coucha avec lui alors qu’il n’avait pas conscience de ce qui se passait.
Le lendemain, elle proposa à sa sœur de répéter le même projet.
Elles firent encore boire Loth, et la plus jeune coucha avec lui sans qu’il en ait conscience.
Ainsi les deux filles de Loth devinrent enceintes de leur père.
L’aînée enfanta Moab, présenté comme ancêtre des Moabites.
La plus jeune enfanta Ben-Ammi, présenté comme ancêtre des Ammonites.